Revenir en haut
Aller en bas

les élites
hard sun
Voir le profil de l'utilisateur
les élites  hard sun
avatar
messages : 40 points : 530 Avatar & crédits : chris wood. (crushed stars.)
Age : Dans ta tête, vingt et un pour toujours. Seulement en vérité, c'est plus que ça. Vingt-neuf, mais tu préfères mentir et dire que t'as huit ans d'expérience à avoir vingt et un ans.


you know a word can change it all
feat. capri
T'attends comme un imbécile. T'as l'impression de passer ton temps à attendre, en ce moment. À attendre x ou y fille, à attendre que le père te remarque, à attendre qu'on te remarque, toujours à attendre. Mais là, c'est une chose qui te stresse un peu plus. T'attends la seule personne pour qui t'as toujours eu de l'estime, t'attends qu'elle se pointe parce que t'as envie de parler. Parce qu'elle avait l'habitude de s'en foutre. De se montrer en pyjama pas du tout sexy, avec un gros pull, les cheveux en pétard et la tête dans le cul, et que maintenant elle refuse de te voir quand elle est pas "prête". Pas prête, mais ça veut dire quoi ces conneries exactement ? Et puis il y a le reste. La jalousie, et à quel point elle devient de plus en plus chiante avec toi, comme si t’étais juste une chose et que t’étais à elle – bon en soit ça te dérangerait pas puisque tu sais qu’elle, elle te fera pas forcément de mal. Au fond, t’avais bien une petite idée de ce que ça pouvait être, mais le déni au dessus était bien plus puissant. Non, ça pouvait pas être ça ? Capri Livanders, c’était ta meilleure amie. Elle l’avait toujours été, il pouvait pas y avoir une seule chose de plus par dessus, pas vrai ? C’est ça, rien de plus, juste des sentiments d’amour totalement platonique. Abruti.
Les deux p’tits étaient pas là. Tant mieux, t’avais pas le courage de leur expliquer pourquoi t’attendais là. Et puis comment t’aurais pu expliquer ça, en soit ? Puis au fond, t’as rien à leur dire. T’es chez toi, toi aussi. Donc au pire des cas, tu pouvais juste rien dire. Enfin, ils étaient pas là, ça t’allait, tu préférais être seul avec Capri qu’être entouré de Nurlan et en plus de ça Naebh qui, tu le savais, allait très certainement encore te tuer verbalement pour le fait que tu sois là mais que tu ranges rien et que tu serves à rien. Enfin forcément, il faut toujours une feignasse dans une colocation, dans celle-là, c’était toi. T’as fini par t’allonger sur le canapé, dans ton jogging tout pourri que tu prends comme pyjama. Clairement crevé, mais en soit ça tu t’en fous complètement. Tu fais pas vraiment d’efforts, au final. Mais à quoi bon, c’était juste ta meilleure amie que t’allais voir. Pas la reine d’Angleterre. Quoi que, est-ce que c’est la reine d’Angleterre, Capri ? Tu t’es mis à y penser, et puis t’as secoué la tête. Putain, ça te va pas bien la fatigue.
Au final, tu t’es levé pour te faire un café. T’as réussi à te brûler avec la machine, puis avec l’eau quand t’as voulu passer ta main sous l’eau froide parce que, forcément, comme un con t’as ouvert le mauvais robinet. Et forcément t’as insulté le robinet parce que c’est de sa faute si t’es pas doué. Après quelque minutes de galère totale, tu te l’es versé, ton café, t’en as bu une gorgée. Et puis c’est dégueulasse, forcément, parce que tu t’es rappelé que t’aimes pas le café. Mais t’es quand même retourné sur le canapé avec ta tasse. Qui sait, peut-être que ça deviendra meilleur si t’es dans le salon avec. Mais au moins, toute cette aventure a eu le mérite de te réveiller. Et puis maintenant t’as mal à la main aussi. Finalement, t’as entendu sonner à la porte, t’as espéré que ce soit Capri et puis t’as ouvert à une grand-mère qui t’as demandé où il était son petit enfant, que c’était là chez lui, mais t’as bien remarqué que c’était pas quelqu’un de la famille de tes colocs alors t’as un peu galéré à la faire sortir. C’est qu’elle commence bien cette journée.
Et puis au final, quand t’as ouvert la porte la deuxième fois, c’était celle que t’attendais, t’as lâché un soupir de soulagement. « Rentre, faut qu’on parle. » Tu commences, alors que tu t’éloignes de la porte pour retourner boire un peu de ton café, toujours dégueulasse. « T’imagines pas le nombre de conneries que j’ai faite en moins d’une heure, c’est épuisant de rester à la maison. »
badguys
présidente reverse
Voir le profil de l'utilisateur
badguys présidente reverse
avatar
messages : 148 points : 627 Avatar & crédits : Blanca Padilla et faust.
Age : vingt huit ans, la trentaine approche mais j'suis toujours pas dans le moule.


you know a word can change it all
feat. kieran
Je suis stressée mais je refuse de l'être. Imaginez toutes les émotions et les sentiments qui me manipulent. Je sais même plus où j'ai mis mes escarpins, j'sais même pas quoi me mettre. Je décide d'enfiler une chemise blanche et un jean bien slim qui met mes courbes en valeur. Je me regarde dans le miroir et remarque bien le soutien-gorge rouge en dentelle que j'ai mis en dessous, on ne peut pas le louper. C'est à la fois élégant et sexy, pile poile ce que je recherchais. Je chausse mes talons de dix centimètres avec la semelle rouge et me retrouve encore plus grande que je ne le suis déjà. Je mets le nez dehors après beaucoup trop de temps de préparation. Je suis en route pour chez mon meilleur ami et j'ai l'impression que je vais au date le plus important de toute ma vie. Ca me fout les jetons cette histoire, je comprends pas pourquoi ça me met dans un état pareil. On ne s'est pas vu depuis plusieurs jours peut être même deux semaines et ça ne nous est jamais arrivé. Notre dernière rencontre avait été plutôt compliquée, j'étais repartie dans un état de jalousie que je n'avais jamais éprouvée à son égard, ça m'a fait tout drôle. On était à la limite de se prendre la tête. Alors lui comme moi on ne s'est pas vraiment rappelé, on a donné quelques nouvelles par ci par là mais rien de fou. Alors j'en ai profité pour me changer les idées pour voir d'autres gens. Je l'ai vu lui, Nate, et il m'a fait oublié ce qui c'était passé avec Kieran la dernière fois. J'sais pas où ça me mène certainement pas dans une ration sérieuse car on est tous les deux au clair là-dessus mais j'aime passé du temps sous ses draps ou plutôt dans des endroits insolites avec lui. Mais c'est vraiment pas le propos, pas du tout même. Je me ressaisis, paye le taxis qui m'a amené jusqu'à l'immeuble où vit Kieran et descends. Je respire un grand coup, prends l'ascenseur et frappe à sa porte. Il m'ouvre, l'air soulagé avant de me tourner le dos. Je lève les yeux au ciel et le suis. Genre, ça à l'air grave ton truc. La façon dont il vient de me dire "faut qu'on parle", ça sent pas bon, j'aime pas. Mon coeur s'emballe pour la énième fois de la journée, il va finir par sortir de ma poitrine. Je m'approche, m'installe sur le canapé et regarde ce qu'il y a dans sa tasse. C'est le risque quand on reste à rien foutre. ouais je me moque ouvertement de lui là, mais ça me gêne pas. Depuis quand tu bois du café toi ? J'sais qu'il déteste ça. Je me lève d'ailleurs et vais m'en servir un dans la cuisine, sans lui demander. Je tente de rester le plus naturelle possible. Alors, de quoi faut qu'on parle ? que je lui demande en m'appuyant sur une commode du salon en buvant une gorgée de café.
 
you know a word can change it all (capri)
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» On ne change pas une equipe qui gagne
» DOLLARISATION / À chaque entreprise son taux de change
» Faudrait que je change mon portable: que me conseillerz vous
» On ne change pas un loup solitaire...[Lorelai & Linfa]
» Obama;Change is coming to america

Sauter vers: